Les contre-indications à la pose d’implants

implantologie - centre dentaire magenta

En quoi consiste la pose d’implants ?

La pose d’implants est réalisée pour remplacer une ou plusieurs dents abîmées ou manquantes. Une racine artificielle est implantée dans l’os du patient, après cicatrisation et intégration de l’os, un pilier est ajouté à la racine artificielle, pilier qui sera enfin surmonté d’une prothèse afin de compléter la dentition naturelle du patient.

La pose d’implant nécessite plusieurs rendez-vous avec son praticien, ces rendez-vous sont espacés parfois de plusieurs mois afin de permettre une parfaite cicatrisation.

La pose d’implant nécessite une bonne santé générale pour un taux de réussite élevé, puisque seul 2 à 5 % des implants subissent un échec partiel ou total.

Quelles sont les contre-indications possibles ?

Il existe plusieurs types de contre-indications aux implants dentaires.

Les contre-indications absolues :

Certaines pathologies liées au cœur rendent impossible la pratique d’implantologie dentaire :
Une insuffisance cardiaque grave (cardiomyopathie) ;
Une maladie cardiaque liée aux valves (valvulopathies) ;
Un infarctus  survenu récemment dans la période précédant la nécessité d’implant.

Les autres pathologies rendant impossibles implants dentaires sont :
Certains traitements : immunodépresseurs (congénital ou acquis), de certains cancers, de l’ostéoporose, radiothérapie ;
Lorsque le patient présente un cancer en évolution ou un cancer ou maladies liés aux os ;
Des maladies immunologiques ;
Certains problèmes psychiatriques ;

Les autres contre-indications ne concernent pas des pathologies, il s’agit plus d’une question de croissance. Les enfants ne peuvent pas subir de traitement d’implantologie avant la fin de la croissance de leurs maxillaires.

Les contre-indications relatives, liées à des maladies ou des conditions particulières :

Certaines contre-indications seront évaluées en fonction du patient, chaque cas est évalué de sorte à ne pas provoquer de graves conséquences.

Ainsi, le diabète, l’angine de poitrine, la séropositivité sont des pathologies qui peuvent compliquer la pose d’implants. Enfin, certaines maladies auto-immunes et certaines maladies psychiatriques telles que la schizophrénie ou paranoïa, ou encore démence sénile. La toxicomanie et l’alcoolisme empêchent la bonne cicatrisation. Enfin, la grossesse n’est pas la meilleure période pour suivre un traitement d’implantologie.

Les contre-indications relatives localisées, liées à des maladies ou des conditions particulières :

Enfin, certaines contre-indications sont liées à des problèmes localisés : une maladie parodontale, une insuffisance d’os, un patient atteint de bruxisme, des problèmes aux muqueuses buccales, des dents infectées ou encore une hygiène buccale insuffisante.

À savoir qu’il est déconseillé aux fumeurs de fumer pendant leur traitement implantaire. En effet, la cigarette peut prolonger les périodes de guérisons et cicatrisation voire provoquer des infections.

Quelles sont les complications possibles ?

L’ensemble des complications possibles pour le patient du fait de ces contre-indications peuvent être d’ordres très différents : des risques anesthésiques, des risques de rejet d’implant, des risques d’hémorragies, des lésions nerveuses ou du sinus maxillaire, ou encore des infections ou abcès, des complications post-opératoires.

Conseils pour l’entretien d’implants dentaires :

Une hygiène bucco-dentaire maximale est, bien entendu, la première mesure à adopter si ce n’était pas déjà le cas : brossage quotidien des dents, utilisation de brosses interproximales, ou de fil dentaire.

Il est fortement recommandé aux personnes ayant bénéficié d’un traitement d’implantologie de voir plus régulièrement son dentiste, en règle générale environ tous les 3 à 6 mois.

Enfin, il est conseillé d’éviter l’utilisation trop fréquente de matières trop abrasives : rince-bouche contenant de l’alcool, dentifrice avec du bicarbonate de soude, etc.